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A Jamais ... Le Boss !

  • Le 08/10/2021 à 15:45
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Il fallait que j’écrive quelque chose… Quelques lignes. Il fallait que je témoigne à ma manière comment Bernard Tapie avait impacté ma vie et comment, malheureusement, sa mort tourmentait mon présent.

Bernard Tapie a toujours su trouver les mots, trouver les moyens, trouver la voie pour réussir là où beaucoup d’autres se sont cassés les dents.

Ce ne fut jamais sans encombres, il s’est parfois pris des revers mais a toujours appris de ses fautes ou des ses échecs pour revenir encore plus fort. Je ne prétends pas lui ressembler, loin de là, mais j’ai toujours eu, en moi, le désir de faire au moins aussi bien que lui, à mon échelle, dans mon contexte personnel. J’avais énormément de respect et d’admiration pour le Président, pour la personnalité mais encore plus pour l’Homme, lui-même. Je n’aurai pas l’outrecuidance de dire que j’ai tout fait pour l’imiter, ce serait faux et ce n’était absolument pas mon intention. Je crois, d’ailleurs, qu’aucun marseillais n’a voulu lui ressembler. Je dirai simplement que ses mots, ses idées, m'ont parlé plus que d’autres et que j’aurai toujours sa verve et son énergie en tête.

J’ai lu bon nombre de témoignages aujourd’hui, la plupart sincères, certains totalement hypocrites mais globalement, le messages que j’ai pu voir défiler sur mon écran disaient qu’on avait perdu un homme grand, un homme fort, un homme digne, un précurseur, un homme courageux à toute épreuve. Pour définir M. Tapie, les mots symboliques se sont succédés :

Courageux

Boss

Le Boss

Monsieur

Combattant

Exceptionnel

Nanard

Magouille

Président

Président de la Corruption

Voilà.

Qu’importe, finalement, ce que peuvent penser les autres, qu’importe les mots choisis. Nous tous, orphelins de l’OM, de son Président, nous gardons nos souvenirs, notre ressenti, nos sentiments en nous, sans forcément vouloir les partager mais je sais, qu’au fond de moi, qu’au fond de vous, le vide que laisse M. Tapie est irrémédiablement impossible à combler, au même titre que ceux déjà partis et qui scintillent, à présent, au-dessus du Stade, de la Bonne Mère, du Vieux Port, du Prado...

Alors, ce que je garde de M. Tapie, c’est son incomparable faculté à se relever malgré les uppercuts, les crochets, les coups bas qu’il a pu recevoir. Sa vie est une incroyable leçon de force, d'humilité et de courage. Un peu comme Rocky Balboa. L’homme a souvent eu des peines, des misères contrebalançant avec des joies incommensurables, et malgré ses douleurs, malgré ses pertes et ses faiblesses, il s’est toujours relevé, est toujours resté droit face à l’adversité et aux accusations.

Pour terminer, comme la difficulté de poser des mots sincères, sans frasques ni artifices me pèse beaucoup, ne voulant pas être non plus maladroit, je citerai les mots de W.H. Auden, poète anglais du XXe siècle :

“Arrêtez les pendules, coupez le téléphone,

Empêchez le chien d’aboyer pour l’os que je lui donne,

Faîtes taire les pianos, et sans roulements de tambour,

Sortez le cercueil avant la fin du jour,

Que les avions qui hurlent au dehors,

Dessinent dans le ciel ces trois mots, Il Est Mort.

Nouez voiles noires aux colonnes des édifices,

Ganter de noir les mains des agents de police.

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,

Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,

Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson,

Je croyais que l’amour jamais ne finirait, j’avais tort.

Que les étoiles se retirent, qu’on les balaye,

Démonter la Lune et le Soleil,

Vider l’océan, arracher la forêt,

Car rien de bon ne peut advenir désormais.”

Adieu, M. Tapie, merci pour tout.

Rédacteur : El Calon

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