Dieng

ASM -OM : Je suis Dieng de cet OM !

  • Le 12/09/2021 à 11:01
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Quelle victoire !!! Une domination éclatante, une fluidité encourageante et une promesse en attaque, l'OM a maîtrisé son sujet dans son fief de Monaco, petite province marseillaise. Les joueurs olympiens ont fait un match quasiment parfait, alors même qu'ils n'étaient pas les mieux armés (sur le papier) au coup d'envoi. Sampaoli a encore fait de la magie là où je voyais de grosses difficultés. Ce groupe est vraiment très impressionnant. Non pas par les sommes des transferts, les clubs précédents ou le palmarès accumulé, non pas encore, mais par la symbiose, l’alchimie entre eux, avec le coach, avec les supporters et avec les principes de jeu de Sampaoli.

Le stade Louis II n’a jamais été une forteresse imprenable pour les Marseillais. Dans les années 90, même 2000, Il y avait toujours la possibilité de ramener quelque chose de là-bas. Il est vrai que ces dernières années, Monaco avait plutôt réussi à tirer son épingle du jeu et que sur les 10 dernières rencontres dans son antre, l’ASM s’était imposée globalement plus que l’OM. Les Tchouaméni, Ben Yedder, Nübel ou encore Volland attendaient, eux aussi de pied ferme, l’OM. Pour les deux équipes c’était un premier vrai test. Tous deux concurrents directs respectifs, il était important de faire un résultat. Et ce résultat est sans conteste. L’Olympique de Marseille a dominé une rencontre tant au score que sur le terrain.

Pourtant, certains diront que les Monégasques ont eu une meilleure possession de balle, je leur dirai que les Phocéens ont eu plus d’occasions. Ils me diront que les locaux ont fait plus de passes (réussies aussi), je leur dirai que nous les avons battus sur le nombre de duels gagnés. Ils répliqueront en disant qu’ils ont fait plus d’arrêts que nous, je répondrai que nous les avons empêchés de cadrer le moindre tir. Les commentaires peuvent embellir n’importe quelle histoire, les chiffres, eux, ne mentent pas. L’OM, s’il n’a pas dominé outrageusement sur la possession ou sur les passes entre autres, a éclairé le match par sa maîtrise collective à tous les niveaux, par sa vitesse de réaction, par sa défense intraitable et par son jeune attaquant virevoltant. Parce que l’enseignement majeur de ce match est là mes amis. Le jeune Bamba Dieng a illuminé le match par son envie, son courage et sa force de caractère. Il s’est créé un petit paquet d’occasions et aurait pu revenir à la Commanderie avec plusieurs cartouches pour lui. Ses deux poteaux et son tir au-dessus des cages monégasques méritaient une autre conclusion mais ce n’est pas grave, il a su marqué son premier but de la saison en première période grâce à sa vitesse et sa faculté à éliminer son adversaire direct (0-1) et a tenu à corser l’addition pour prouver qu’il peut être le remplaçant attitré de Milik, en faisant parler son physique en seconde période et en crucifiant le pauvre gardien allemand (0-2). Un doublé pour marquer les esprits, un doublé pour montrer que l’OM a les ressources pour tenter d’atteindre les objectifs fixés, un doublé pour illustrer que l’OM a réussi son intersaison. Et pour réussir ce doublé,

Dieng a su compter sur le talent de ses coéquipiers. On peut citer Harit, qui pour son premier match officiel sous les couleurs marseillaise, a sorti une masterclass technique et tactique. Mais il y a aussi Guendouzi, qui au fil des rencontres, me prouve à moi-même que j’avais tort de douter de son implication, tant sa maîtrise est impressionnante. Il y a aussi Rongier qui a fait un match énorme qui aurait dû/pu être récompensé par un but magique. Je peux rajouter Luan Peres, Saliba et même Balerdi ; leur entente et leur aptitude à rendre toutes tentatives adverses nulles avant même qu’elles puissent être dangereuses m’a beaucoup plu. Lirola et Under ont œuvré un peu plus dans l’ombre des autres mais tout en étant indomptables. Enfin, Pau Lopez, peut se targuer d’avoir eu une rencontre moins compliquée qu’elle n’y paraissait avant le coup d’envoi. Il a été bon dans ses prises de balles et ses relances. C’est vrai que lorsque j’ai vu que Mandanda n’était pas titulaire, j’ai un peu tiqué, sans pour autant râler. Je me suis demandé si c’était le bon moment pour lancer l’Espagnol. Je me suis demandé comment allait le vivre Mandanda. Je me suis demandé si nous n’allions pas regretter cela mais force est de constater que pour une première il s’en est pas trop mal tiré. Sampaoli a déclaré vouloir faire du turnover, y compris au poste de gardien. Il prépare peut-être la saison prochaine… Cela reste, en tout cas, une entrée positive.

A cela, nous pouvons aussi rajouter que notre banc était particulièrement bien garni et que les entrées de Gerson, De la Fuente et Gueye ont permis d’observer les possibilités qui s’offraient au coach. Nous avons un banc et nous allons nous en servir. Jusqu’en octobre, l’OM va avoir encore une dizaine de matchs de championnat et européens, il va falloir mettre tout le monde au diapason et les impliquer autant que possible afin d’en tirer que du positif. C’est ce que s'attache à faire Jorge Sampaoli. N’en tirons pas de conclusions hâtives, ne grillons pas non plus le jeune Dieng parce qu’il a réussi un doublé, n’oublions pas que Milik doit revenir, que Payet aussi et qu’à la base, certains pensaient encore que notre recrutement n’était pas génial. Force est de constater que ce recrutement me paraît l’un des plus forts, des plus intelligents, des plus réfléchis de ces 20 dernières années.

Comme je disais, l’OM entame un marathon jusqu’en octobre avec un bonne dizaine de matchs à venir, certains plus lourds que d’autres avec Rennes, Angers, Lens et Lille, avec les rencontres européennes, avec peut-être quelques cartons jaunes par-ci, par-là, avec la fatigue qui va s’accumuler avec cette débauche d’énergie. Il est impensable de dire que l’OM va revenir de ce marathon avec la médaille d’or et que des victoires en poche. Mais avec ce premier test hautement réussi hier à Louis II, devant les yeux de Didier Deschamps, avec ce groupe uni (il n’y a qu’à voir l’accolade franche et sympathique entre Harit et Gerson au moment du remplacement…), avec ce coach qui au-delà d’un principe de jeu semblable à celui d’El Loco réussit, lui, à ne pas faire terminer les matchs dans le bouillon mais plutôt dans l’intelligence du contrôle, nous pouvons espérer de belles choses. Et comme disait Zizou, il y a de belles choses mais ce qui est meilleur, ce sont les grandes choses. A l’OM de suivre ce conseil.

Rédacteur : El Calon

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