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C1 VRAI DAUPHIN !

  • Le 20/02/2020 à 10:40
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Lors de la dernière journée , l'OM avait l'occasion de garder une certaine avance sur ses poursuivants en se rendant à Lille. Rennes allait à Reims et Lyon (qui n'est plus vraiment un poursuivant) recevait Strasbourg. Et en terme de gros coup, on ne pouvait rêver mieux. D'autant plus, que le début du match ne laissait pas présager une telle fin…

On le sait très bien, sans Payet les possibilités de victoires de l’OM sont extrêmement réduites. Le maître à jouer de l’équipe phocéenne illumine le groupe par ses gestes et ses prises de décisions rapides. Il est capable de débloquer une situation en une passe, une ouverture lumineuse. Jouer donc sans lui, contre Lille, dans leur enceinte et avoir l’objectif affiché de les mettre à plus de points d’écart relevait d’une décision forte de Villas Boas. La communion existant réellement entre lui et son groupe, l’énergie positive et l’ambition qu’il transmet donne à l’Olympique de Marseille la force d’aller toujours un peu plus haut. Cependant, hier soir à 20h, il était quand même compliqué de pronostiquer un résultat favorable pour l’OM. En voyant la composition d’équipe aussi. Non pas, que les onze acteurs n’étaient pas capables de renverser la montagne lilloise, mais parce que sans Payet (et toujours sans Thauvin), les créateurs ne se bousculaient pas contre les Dogues. En revanche, c’était probablement une volonté d’AVB de résister aux foudres, faire le dos rond et de piquer, peut-être, au moment opportun ! Le début du match, la première mi-temps même, en fut l’illustration parfaite : des assauts nordistes à répétition, une solidité défensive marseillaise et des cartons trop rapidement reçus. Chez l’équipe de Galtier, le quatuor offensif mettait quand même à mal nos valeureux guerriers. Il fallait un grand Mandanda (encore!) pour préserver le score. C’était le but d’AVB de toute manière, il avait bien prévu de ne pas faire le jeu et de tenter de contrer nos adversaires. Combien de temps allaient tenir les marseillais, telle était la question ! Au bout des 45 premières minutes, le score restait toujours nul et je ne savais pas si je devais respirer ou finir de me ronger les ongles. Etant dans un gîte à la montagne avec des amis foncièrement anti-foot ou anti-OM, je regardais silencieusement le match dans mon coin en angoissant, un petit peu. Au retour des vestiaires, il me semblait qu’on allait vivre 45 minutes supplémentaires du même acabit. Mais cela, c’était sans compter Osimhen qui allait envoyer les supporters marseillais dans l’inquiétude. Bien inspiré, il faisait l’appel parfait derrière les défenseurs et, malheureusement couvert par Alvaro, trompait Mandanda d’un petit ballon piqué. 1-0. On pouvait lire la déception dans le regard de Steve, lui qui avait réussit à protéger son équipe sur les 14 derniers tirs auxquels il avait du faire face ces dernières semaines. Je peux vous assurer que j’en menais pas large à ce moment du match. Quelques minutes après Osimhen refaisait parler de lui en s’infiltrant encore, côté droit, et passant le ballon à Rémy qui trompait une seconde fois Steve. Les techniciens pyrotechniques du stade faisaient éclater les jets de feux un peu trop vite car l’attaquant nordiste était bien hors-jeux au début de l’action. Et contre toute attente, une minute après, Sarr était fauché dans la surface lilloise et provoquait un penalty libérateur. Sans Payet, ni Strootman, c’est à Valentin Rongier que revenait la responsabilité de transformer le tir au but. Il est des fois où l’on sait d’avance que le ballon ne rentrera pas. En le voyant se préparer, je me suis dit qu’il y avait bien d’autres joueurs qu’il aurait fallu désigner mais pas Valentin. Certains diront que c’était l’occasion pour lui d’ouvrir son compteur but, enfin. D’autres, comme moi, pensent qu’il est préférable qu’un joueur tel que lui, marque sur une action de jeu. Le penalty relève d’une part de mental importante et si je ne doute pas de son mental, j’ai eu peur qu’une telle occasion risque de le démobiliser durant cette rencontre. Alors, pour l’histoire, Valentin a loupé le tir, bien dévié par Maignan. On observera, durant les minutes restantes, que cela n’aura pas réellement affecté notre milieu polyvalent. Heureusement d’ailleurs. Personnellement, j’aurai fait tirer Caleta-Car ou Sarr… Et vous ?
Bizarrement, c’est à cet instant, que Lille a commencé à reculer, à douter. Et c’est à ce moment, que Marseille s’est réveillé et a décidé de tout faire pour aller chercher au moins le match nul. Résultat, après la sortie de Sakaï, encore un peu juste à mon avis, et l’entrée d’Aké, l’OM s’est porté vers l’avant. Du coup, à la 67e minute, sur un corner tiré par Sanson, Germain coupa la trajectoire du ballon qui toucha Mandava. Ikoné a tenté mais n’a pu sauver son camp. L’OM égalisait enfin ! 1-1. Deux minutes après, Aké, décale intelligemment Valère sur la droite qui adresse un magnifique centre à ras de terre devant Maignan. Benedetto surgit entre deux défenseurs et trompe le gardien à bout portant ! 1-2 !!!
En deux minutes, l’OM renversait un match présumé perdu d’avance par bons nombres de pseudo journalistes (travaillant à l’Equipe notamment) et laissait à quai une équipe lilloise. La fin du match fut une succession d’attaque-défense, de temps gagné et de solidité défensive. Evidemment, on retiendra aussi le nombre monstrueux de cartons pris par nos Marseillais (je cherche encore les cartons des Lillois !). On retiendra surtout le retour des attaquants, au meilleur moment de la saison. Dario et Germain (même si ce dernier n’a pas vu son but lui être attribué) ont réussi leur match, soit en marquant, soit en passant et en plus en étant les premiers défenseurs. Comme l’a dit Villas Boas en conférence, à part Paris, l’OM est la meilleur équipe du championnat. Ce n’est pas la plus talentueuse, ce n’est peut-être pas la plus disciplinée mais elle reste énorme physiquement, mentalement et reste solidaire à tout instant.
Côté joueurs, nous pouvons encore une fois remercier Steve qui a pu montrer à un concurrent direct en équipe nationale le niveau qu’il faut avoir. De plus, l’activité de Kamara, le positionnement de Sanson, l’entrée de Aké furent, entre autres, les satisfactions de la soirée. Je trouve même, qu’il n’y a pas grand chose à reprocher à qui que ce soit d’ailleurs. Si Sakaï et Rongier trainent encore un peu la patte, le collectif en lui-même à prouvé en terre pas si hostile, si l’on regarde bien le public hurler et chanter lors des buts marseillais, que le groupe était fort, fier et ne lâcherait en aucun cas l’objectif fixé par le coach en début de saison.

Cette victoire met l’OM dans les meilleures dispositions. Elle envoie un message fort à tous les concurrents et tous les détracteurs qui ont eu la bouche fermée hier soir. Lyon a fait match nul, Rennes a perdu à Reims… Nous on avance ! On le répète depuis quelques temps déjà mais même dans la difficulté, cette équipe fait plaisir. On espère, on souffre, on se détend et parfois même on rage mais, aux vues des difficultés internes, des mercatos secs, des quelques articles diffamants dans divers publications, nous ne pouvons que reconnaître la force et le mental qui navigue au sein de notre effectif. Ces hommes sont fadas, ne craignent Degun et suivent André Villas-Boas corps et âmes. L’OM poursuit son chemin et vise fièrement la C1 !

Rédacteur : El Calon (givré à la montagne)

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