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DES “PAYET” PLEIN LES YEUX !!!

  • Le 11/11/2019 à 16:00
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N’en déplaise aux consultants de l’Equipe TV (Raymond Domenech et Bertrand Latour en première ligne), ce match était un sommet de la Ligue 1.

Ce match était attendu par tous les supporters marseillais et lyonnais confondus, c’était le match qu’il fallait gagner. Et les Marseillais l’ont fait. Ils ont gagné, et qui plus est, à 10 contre 11! Chapeau bas messieurs.

Cette rencontre avait commencé la semaine dernière après la victoire contre Lille, elle avait été relancée dans la semaine avec toutes les infos, toutes les rumeurs et surtout à la conférence de presse de Dimitri Payet qui avait envoyé une cargaison de missiles “sol-sol” en direction de Rudi Garcia. Cette rencontre pouvait nous mettre à 6 points de Lyon, ce match pouvait nous mettre sur la deuxième marche du podium. Mais pour cela il fallait être là, présent, ne pas se défiler. Il fallait montrer le caractère qui est le nôtre et il fallait assumer l’enjeu que nous avions tous mis dans ce match. Le cortège des festivités des 120 ans de l’OM était beau, il mettait l’accent sur l’importance de ce sommet, ce qu’il représente pour tous les supporters. Il fallait faire la fête. Et pour commencer ce match, il fallait un tifo de fou. Il fut magnifique dans ce stade rempli de 65421 spectateurs (record battu au Vél). C’est devant un public acquis à sa cause que l’OM allait nous envoyer des paillettes dans nos cœurs.
Les Lyonnais ont débuté le match en tentant de mettre une pression sur le camp marseillais mais sans être réellement mettre en danger la stratégie des olympiens. Les joueurs de Villas Boas étaient disposé en 4-5-1, bien disciplinés et attendaient sereinement les erreurs lyonnaises pour lancer les contres tranchants. Et sur l’un d’eux, sur une main incompréhensible de Thiago Mendes, Marseille gagnait un penalty. Dimitri prenait le ballon et se préparait à prendre ses responsabilités. Il y a, dans ce genre de situation, une concentration que le joueur qui va tirer doit avoir. Et sur ce penalty, l’arbitre a quand même bien œuvré pour troubler Dimitri. Pour autant, avec ce qu’il avait dit en conf’, Dimitri restait concentré, sûr de lui et expédiait le ballon dans les filets d’un joli contre-pied. Il n’en fallait pas plus pour que le stade explose. C’est dans ces matchs-là que l’on comprend l’importance du football dans la vie des supporters, c’est lors de ces rencontres que l’on vit pleinement l’intensité du football.
Je passe la provocation de Dubois, l’altercation avec Pipa, le laser sur Lopes. Ce ne sont que des détails de l’histoire, qui sont de plus vérifiés par le VAR.
Après cela, les joueurs du FC Lyon devaient se reprennent mais l’envie, la gouache et les intentions étaient du côté de l’OM. Et sur un tacle rageur, Dimitri enlevait le ballon des pieds lyonnais, la passait à Lopez qui lui rendait dans la surface et après quelques petits ajustements des pieds, il décochait une frappe croisée vicieuse qui filait tout droit dans le petit filet. Le stade chavirait dans une ambiance terriblement électrisante et démentielle! C’est dans ces moments-là que tu te dis que rien ne peut arriver.
Pour finir la mi-temps, on entendait un grand “Aux Armes” dans les travées du Vél, qui transcendait les joueurs et leur permettait de rentrer aux vestiaires la tête haute.
Et c’est, en partie, à ce moment que se joue le match. Car à la mi-temps d’un match, si tu as raté ta première période, tu te dois de changer quelque chose. Tu te dois de rassembler tes joueurs et de les remotiver. C’est donc, à mon avis, sur ce détail que Garcia a perdu ce match. Il change Reine Adélaide qui n’était pas mauvais, pour faire rentrer Jean Lucas. On a vu l’impact du brésilien… Du côté d’AVB, les mots ont été justes et clairs. Les joueurs sont restés concentrés, sont restés soudés. Ce fut compliqué c’est vrai, il faut l’avouer! Cette deuxième période débutait comme la première avec une domination lyonnaise mais heureusement stérile. Mais une suite d’événements plongea ce match dans la tension la plus insoutenable avec quelques manques de concentration du côté phocéen, notamment Alvaro et son carton rouge mérité, la blessure d’Aouar, l’égalisation de Dembélé, la sortie de Pipa, la solidarité défensive ou encore les chants des supporters. Tous ces ingrédients auraient pu jouer pour le FC Lyon ou plutôt contre nous, mais il faut croire que lorsqu’une équipe tient Rudi Garcia comme entraîneur, elle ne trouve pas les moyens de battre les plus gros. Ajoutez à cela une bonne maîtrise d’AVB sur ses joueurs, de la pression et de l’enjeu et vous vous retrouvez à exploser lors du coup de sifflet final.
C’est ainsi que je me suis vu applaudir Payet lorsqu’il est sorti, à ronger mes ongles sur les dix dernières minutes et les offensives de Lyon, à exulter et lever les bras au moment où Anthony Gautier siffla la fin de la rencontre. Ce match s’est joué sur une organisation définie et s’est gagné sur des détails prévus et anticipés par l’entraîneur. C’est comme ça. Et ce soir c’est encore plus beau.
Au niveau des joueurs, je trouve que Kamara a été énorme encore une fois. Il est très bon sur son poste, il a fait l’essuie glace, il a récupéré les ballons, a gêné les attaques lyonnaises… Bouba dit que son poste de prédilection est le poste de défenseur central mais il a peut-être un très bel avenir au poste de sentinelle. Même s’il est certain que contre Toulouse il va redescendre sur son poste de formation, je pense que nous allons le revoir en sentinelle. Ensuite, Payet a assumé ses propos de vendredi dernier, il a assumé la pression qui était sur lui. Il a été étincelant, a sublimé ses actions et celles de ses coéquipiers. Ce qui est dommage, c’est de voir l’écart qui existe entre ce Dimitri là et celui qu’on a pu voir (un peu trop) lors de matchs moins importants. L’écart entre ses différents niveaux est trop important. J’espère que ce match va lui permettre de faire une saison pleine et riche. Pour le restant de l’équipe, je dirai que la solidarité m’a beaucoup plu. Il y a eu des erreurs, en particulier avec Alvaro qui a loupé son match en terme de qualité. Mais il y a eu surtout une subtile tenue de route sur tout le match qui fut encore plus criante à l’instant où les joueurs se sont retrouvés à 10 contre 11. Ils n’ont rien lâché, sont restés unis et n’ont pas laissés à Lyon la possibilité de jouer correctement. Et sans cette combativité, cette union entre les joueurs, l’entraîneur, les supporters et les fans autour du Monde, ce match aurait très bien pu finir autrement.

Voilà. Je termine cet article avec des paillettes dans mon cœur et dans mes yeux. Car ce match prouve que les joueurs talentueux le sont toujours au fond d’eux. Mais il faut savoir leur parler, les mettre dans les meilleures dispositions, les aider à s’assumer eux-même. Il est à noter qu’AVB a peut-être une grosse part de responsabilité dans cette victoire car il a su, je pense, relancer Payet avec son rôle, qu’il a su remettre Amavi à l’endroit. Ce joueur a été très bon aujourd’hui, sur la lancée de son dernier match. La gestion du cas Amavi est assez intéressante. André Villas Boas l’a protégé lorsque beaucoup (dont moi-même d’ailleurs) pensaient qu’il avait été flanqué sur le banc à cause de son niveau médiocre. Cette gestion psychologique et humaniste prouve que le joueur a du potentiel et que Garcia n’a jamais trouvé les mots pour le relancer. Cela prouve que notre entraîneur sait parler à l’oreille des joueurs et les remotiver. C’est peut-être la grande différence entre l’OM d’avant et l’OM de maintenant. Je laisse, enfin,une dernière note à M. Aulas qui ose encore utiliser sa stratégie, qui consiste à se mettre en avant en encaissant tout pour limiter les dégâts sur son équipe, mais qui, une fois de plus, dépasse son droit de président en insultant les Marseillais en déclarant qu’en venant à Marseille “ils arrivaient dans une cité de non-droit”. Cette déclaration, encore une fois abusive et déplacée ne sera sans doute pas sanctionnée par la LFP. La seule réponse que nous pouvons lui donner, c’est ce qu’ont fait les joueurs sur le terrain : prouver qu’il n’y a pas plusieurs Olympiques… Il n’y en a qu’un et vous savez très bien lequel!
Allez l’OM!

Rédacteur : El Calon .

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