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OM : L'ENVIE D'Y CROIRE, LE DROIT DE RÊVER !

  • Le 21/10/2020 à 11:19
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A quelques heures du moment où les joueurs poseront leurs crampons sur la pelouse du Stade Karaïskaki, le supporter olympien débute sa journée en imaginant les possibles scenarii du match.

Toute la journée, en buvant un café en terrasse ou pendant ses trajets en métro, en bus ou en voiture, ses pensées l'isoleront du monde qui l'entoure et le plongeront dans une douce rêverie.
D'abord pessimiste, parce que finalement son club de cœur ne revient en Ligue des Champions qu'au terme de 7 années d'errance, il aura rapidement en tête les souvenirs des folles soirées européennes. Récemment ravivés par le documentaire en 3 volets d'RMC, ils le conduiront à croire en un résultat positif ce soir au Pirée.
 
Alors ils s'extraira de sa douce torpeur et se prendra à comparer, évaluer, concrètement, les différentes composantes de cette rencontre.
 
Un stade vide
 
Jouer en Grèce à huis clos et y jouer dans un stade plein comme un œuf, c'est clairement le jour et la nuit. Ce soir, les joueurs locaux ne seront pas portés par les chants de ce volcan que peut être le stade Karaïskaki quand il s'agit d'Europe.
L'an passé par exemple, le Bayern, futur vainqueur, ne s'y est imposé que 3.2. Quant aux Spurs, ils furent heureux de ramener le point du nul après avoir pourtant mené 2.0 à la 30e minute...
Mais ce soir, donc, c'est le silence qui régnera en maître et les deux formations ne seront ni sublimées, ni tétanisées par l'ambiance.
 
Un effectif banal à ce niveau
 
Quand on compare les deux effectifs, que ce soit poste pour poste ou par opposition directe une fois sur le pré, l'OM n'a pas à rougir, bien au contraire.
En effet on voit mal comment ou pourquoi Holebas (36 ans) et Rafinha (35 ans) seraient jugés supérieurs à Payet et Thauvin ni sur les qualités intrinsèques ni sur l'expérience.
De la même façon, on comprendrait très difficilement pourquoi la charnière Caleta-Alvaro devrait baisser les yeux face à leurs homologues grecs qu'il s'agisse d'Ousseynou Ba arrivé en 2019 de...l'AC Ajaccio ou de Ruben Semedo ex joueur de Rio Ave et Huesca.
On pourrait continuer jusqu'à comparer les 22 joueurs pressentis comme potentiels titulaires, il en sortira qu'à ce jeu et sauf à vouloir coûte que coûte se faire peur, l'équipe marseillaise est indubitablement supérieure au onze grec.
 
L'histoire se répète souvent
 
On l'a encore vu hier soir avec la victoire mancunienne au Parc, il existe, en football peut-être plus qu'ailleurs, des confrontations dont l'issue est toujours (ou tout du moins souvent) la même.
Et là encore, la balance penche du côté marseillais.
Les deux fois où l'OM a du rendre visite à son adversaire du soir la victoire fut au rendez-vous que ce soit à l'automne 1994 (2.1) ou un peu plus récemment en 2011 (1.0)
Oui, forcément, ce matin on a tous les droits de croire au fameux "jamais 2 sans 3"
 
A l'extérieur l'OM joue à la maison
 
Depuis le 1er novembre 2019, il y a donc un an à 10 jours près, les hommes de Villas-Boas ne se sont inclinés qu'une seule fois. C'était à Lyon en Coupe de France à la mi-février.
Durant cette période ils sont allés gagner à Rennes, Saint-Etienne, Lille et plus récemment à Paris.
Ces équipes de Ligue 1 sont-elles inférieures à l'Olympiakos ?
Certainement pas, et c'est le moins qu'on puisse écrire.
 
Notre supporter marseillais continuera donc jusqu'à ce soir de soupeser les chances de ses poulains et, chapitre après chapitre, il en arrivera à être convaincu que la victoire est à portée de chaussures.
Sur les coups de 22h40, il souhaitera que la motivation des joueurs sera à la hauteur de celle des minots Wacouboué ou Marquet en ce soir d'octobre 1994.
Que dans le tunnel la team choisie par AVB se répétera comme un mantra deux des phrases favorites de ses supporters:
"on craint dégun" parce qu'"ici, on est chez nous" !!
 
 
Suix

Olympiakos-OM

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