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WHITE AND BLUE FRIDAY !!!

  • Le 30/11/2019 à 11:06
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En ce jour du Black Friday, bon nombre de français ont pianoté sur leur clavier en passant de fenêtre internet en fenêtre internet pour trouver la TV 4K à -50%, la trottinette électrique dernier cri, etc. Mais il y en avait aussi une grande partie qui n’attendait qu’une chose : qu’il soit 20h45 pour voir son OM tenter de conforter sa deuxième place face aux Bretons du Finistère. Et vu l’écart au classement, cela pouvait très bien se révéler comme un match piège…

Jouer le vendredi soir comporte un avantage majeur, c’est de mettre la pression sur les autres équipes qui n’ont pas encore joué ; même si beaucoup diront que ce n’est pas très important (c’est d’après moi, un beau mensonge), si tu gagnes ton match, factuellement, tu mets une pression sur les autres équipes. Et cela, que tu sois à la 5e, 15e ou 37e journée! L’OM, donc, recevait Brest pour tenter le “Four in a raw” (4 victoires d’affilée). Depuis quelques années, nous n’avions plus vu un Marseille aussi conquérant, prêt à relever les manches pour aller au combat. Ce match présentait la difficulté d’opposer à notre club, une équipe brestoise bien huilée, qui a connu des petits couacs mais qui comme beaucoup de “petites” équipes du championnat, sait se défaire de la pression et jouer libérée. L’OM restait sur 3 belles victoires et se devait de montrer un visage aussi fort afin de prétendre légitimement à sa place de dauphin. Et ce que l’on peut dire, c’est que même si cette première période ne fut pas parfaite, ce fut l’une des plus abouties depuis plus d’un an et demi! Il y avait de tout, du rythme, des passes en retrait bien données, des tirs en veux-tu en voilà, de la chance (je pense au double poteau pour Brest en début de match), de la rage sur quelques imprécisions, des poteaux, de l’envie, du sérieux… un Rongier en feu, un Benedetto qui pèse sur la défense… Bref. Une première mi-temps de haut vol, il ne manquait que le but.
La deuxième période commençait sur les mêmes bases. Au début c’est un peu une sensation de jauger l’autre, quelques accélérations, quelques percées sans trop forcer… Puis les Marseillais ont mis le pied sur l’accélérateur et sur le ballon. Ils ont appuyé un peu sur la pression et, sur une remise en jeu intelligemment jouée par Amavi, Payet lançait magnifiquement Pipa d’un superbe extérieur...légèrement trop long mais avec l’ingéniosité de l’Argentin qui feintait tout en sautant par dessus le gardien (sorti un chouille trop tard pour récupérer la balle), le ballon, après une rapide confusion, se retrouvait à la disposition du pied de Sarr qui avait suivi l’action et qui propulsait le cuir au fond des filets de Larsonneur. Ce but était amplement mérité et personne ne pouvait dire le contraire. Dès lors, on sentait la supériorité des Phocéens sur le match. Leur emprise était telle qu’elle faisait déjouer les Bretons qui multipliaient les erreurs de relance ou de contres. Mais, comme je disais que ce match pouvait sentir le piège à plein nez, dominer n’est pas gagner. Et à ce jeu, le fait de rester simplement sur le score de 1-0, Marseille était toujours sous le coup d’une égalisation qui pouvait venir de n’importe où. Et, à la 88e, après les sorties de Payet et Benedetto, l’OM restait sûr de lui mais n’inquiétait plus Brest. Sur une attaque bien menée, Cardona se retrouva dans une position similaire à Pipa en première période et piqua son ballon qui trompa Mandanda (qui était bon jusque là). C’est quasiment la fin du match et tu te retrouves à 1-1. Et le pire c’est que si la victoire serait méritée, l’égalisation l’est tout autant puisque les Marseillais ont arrêté de presser et de se montrer dangereux pour laisser le contrôle à l’adversaire. Donc, tu te retrouves avec un score nul, tu boudes dans ton coin, un peu comme Payet sur le banc puis tu suis l’engagement et la passe qui va à Radonjic, fraîchement rentré. Là, tu le vois avancer sans trop d’opposition avec sa conduite de balle très spécifique, mais comme personne ne l’attaque il avance, se retrouve face à un défenseur, il le crochette légèrement pour se mettre sur son pied droit et enroule un bijou qui vient se loger quasiment dans la lucarne droite des cages de Larsonneur. En l’espace de deux minutes, tu te vois en train de gueuler sur la fatalité puis tu cries et remercie le ciel et la Bonne Mère d’avoir mis Nema sur le terrain à ce moment de la partie! Sacré ascenseur émotionnel! Il faudra attendre 5 petites minutes (et un protocole avec le VAR pour une histoire de carton rouge Brestois retiré qui sera anecdotique en fin de compte) pour entendre enfin le coup de sifflet final… L’Olympique de Marseille conforte sa deuxième place.
Chez les joueurs, beaucoup m’ont fait plaisir. En attaque, il y a toujours Payet et Pipa qui font un travail fabuleux. Quand Payet joue bien, l’OM est vraiment dangereux dans le jeu mais aussi sur les coups de pied arrêtés.
Rongier et Sanson ont encore eu un abattage de dingues au milieu avec des courses dans tous les sens. L’ancien Nantais a encore été au dessus avec son touché de balle, ses changements de direction, sa maîtrise dans les petits espaces. Il mériterait de marquer son but, au Vél, pour recevoir les applaudissements qui lui sont réservés.
En défense la paire Bouba-Duje a été bonne. Amavi n’a pas été mauvais non plus. Je crois que le but que l’on a pris est un peu la responsabilité de tous, en commençant par AVB car tout le monde avait un peu baissé le pied. Mis à part le but et le double poteau en début de partie, Brest a été maintenu et contrôlé tout au long du match. Je n’ai donc pas envie de sortir un mauvais élève du groupe.

Nous sommes deuxième, à 9 points devant de Lyon et 10 de Monaco. Nous allons attaquer deux matchs contre des concurrents directs, Angers et Bordeaux. autant dire, que si nous ramenons au moins 4 points de ces deux prochaines rencontres, nous pourrons espérer une trêve de fin d’année avec un joli sapin garni de beaux paquets. Mais avant cela il faut rester sérieux, appliqués, il faut corriger les petits défauts qui gâchent encore quelques phases du jeu et si possible ramener le plus de points. Il faudra aussi, contre Bordeaux, avoir un stade un peu plus rempli. C’est quand même malheureux de voir ce stade moins rempli quand on sait l’importance qu’on les supporters au Vél. Je vous assure que si je vivais à Marseille je serai à tous les matchs dans les travées du Vélodrome, en train de chanter et sauter au rythme des tambours et des “Aux Armes” lancés dans l’enceinte rénovée. J’espère qu’on poursuivra notre marche en avant, il nous faudra un coach toujours aussi sincère et bon dans l’approche tactique, il nous faudra des joueurs concernés (même si ce n’est que pour rentrer à 10 minutes de la fin, ça peut faire la différence) et il nous faudra un stade rempli à chaque fois au max afin de faire trembler l’adversaire du soir. Allez, il est temps de se coucher, la frénésie du Black Friday est terminée, du moins en partie, restons sur la frénésie marseillaise et faisons en sorte qu’elle ne s’arrête plus jamais.

El Calon .

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