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Aulas - Eyraud, Un clash qui ne s'arrête plus… Partie 2

  • Le 18/03/2020 à 18:12
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Épisode 2, Mars - Avril 2018 : La Commission de Discipline

 

Tout reprend à l'issue du match entre l'OM et Lyon le 18 Mars 2018, des échauffourées éclatent à l'issue du match à cause des décisions arbitrales notamment l'action de but refusé à Mitroglou refusé pour hors-jeu (l'était-il réellement ?),mais aussi car le Lyonnais Marcelo, brandit son maillot aux Olympiens en rentrant aux vestiaires, une bagarre éclate et Anthony Lopes, portier Lyonnais en profite pour adresser un coup en traître à un intendant Marseillais qui essayer de séparer les joueurs.

Les deux équipes commencent à rentrer mais un seul ne souhaite pas se rendre aux vestiaires, il s'agit d'Adil Rami. Le défenseur Olympien veut en découdre avec Marcelo malgré ses coéquipiers et staff qui le forcent à partir. Lors de l'arrivée du Brésilien, Rami cherche la confrontation et une nouvelle bagarre éclate entre les deux hommes. Les insultes fusent et les acteurs n'y vont pas de main mortes. Les deux parties rentrent finalement aux vestiaires en continuant de s'insulter et promettent de ne pas en rester la.

En zone mixte c'est également le chaos total,Jean-Michel Aulas assure que le Marseillais a proposé à Marcelo « d’aller se battre à l'intérieur », et que le Brésilien a « essayé de le raisonner » Dans ce cas, c'est que Marcelo a de drôles techniques pour « raisonner » les gens (sans doute enseignées par Anthony Lopes). Le défenseur brésilien estime tout simplement qu’il « ne s’est rien passé ». Au lieu de calmer les choses, Jean-Michel Aulas, au contraire, montait dans les tours, « J’ai vu des gens de la sécurité faire des choses qu’ils n’avaient pas à faire contre nos joueurs, en particulier Diakhaby »

Rudi Garcia, défend son joueur et estime s'être fait voler le match, « On n’a pas que des enfants de chœur (et eux non plus, d’ailleurs), mais il n’y a apparemment rien eu de préjudiciable, en tout cas pas de notre côté. Manquerait plus que ça... Qu'après s'être fait voler à la fin, qu'en plus on ait des problèmes ! »

La commission de discipline tranchera plus d'un mois plus tard, en présence de toutes les parties. Adil Rami et Anthony Lopes écoperont de trois matchs de suspension, Marcelo n'en prendra que deux. De plus, les deux clubs ont écopés d'une amende de 10 000€. Jacques-Henri Eyraud s'empara de son téléphone pour tweeter un « J'ai compris » qui malheureusement, relança les polémiques sur les réseaux sociaux « Est-ce en ta qualité de nouveau membre du CA de la LFP ou de président de l'OM que tu fais cette déclaration après la commission de discipline ? Au fait et pour être complètement transparent tu as compris quoi ? » répliqua le Lyonnais.

Quatre jours après cette commission de discipline, JHE s'entretient dans les colonnes de La Provence, « Comme dans tous les domaines, j’accorde d’abord ma confiance. Mais je juge ensuite les faits : à partir du moment où on laisse en toute impunité un président de club, aussi grand soit-il, déraper régulièrement, alors à quoi bon ? Cette charte (qui oblige le respect entre dirigeants) ne m’engage donc plus et c’est pour cette raison, d’ailleurs, que j’ai décidé de prendre la parole. Rudi Garcia avait pris la parole en conférence de presse « Ces échanges, cela ne fait pas partie du folklore. Ce sont des choses sérieuses et graves, des joueurs ont été suspendus. J’ai lu les déclarations de mon président dans la presse. Je suis d’accord à 100% avec lui. Il y a eu des décisions plus qu’étonnantes de la part de la commission de discipline de la LFP.»

Le président Lyonnais a lui aussi eu son droit de réponse dans la presse, « C’est tellement désagréable. Vulgairement, je dirais qu’il a pété les plombs car je suis choqué par ces attaques personnelles. Il dit que nous avons demandé des reports (de la session disciplinaire) mais nous avons le droit à en demander un, ce que nous avons fait car Vincent Ponsot (directeur général adjoint) et Me Joseph Aguera, notre avocat, étaient en vacances. Tout ce qu’il dit est faux. Je pense qu’il est en train de se justifier vis-à-vis de ses groupes de supporters car la décision est très éloignée de ce qu’il avait tenté d’obtenir . Jacques-Henri Eyraud réclamait un retrait de points pour l’OL et une suspension de deux ans d’Anthony Lopes. Au final, ce dernier a écopé de trois matchs ferme, comme Adil Rami.»

Nouvelle réponse de JHE, « Je note que tous mes prédécesseurs ont eu un problème avec Jean-Michel Aulas. Cela veut peut-être dire que le problème, c’est Jean-Michel Aulas. En ce qui concerne l’attitude de Jean-Michel Aulas, je pense, pour avoir assisté mercredi matin à une réunion avec les présidents de clubs, que l’agacement commence à monter et qu’il faut que l’impunité cesse. Être un grand dirigeant ne permet pas de brandir un fumigène parce qu’« on est dans son stade ». Être un grand dirigeant n’autorise pas un de ses joueurs (Marçal) à mettre la main sur un arbitre sans être sanctionné (lors de Caen – OL).

Recadrage sévère de Nathalie Boy de la Tour, présidente de la LFP, « Je ne peux que déplorer l’image négative que de telles discussions peuvent engendrer. Je rappelle qu’il faut faire preuve de dignité, de retenue, d’exemplarité, notamment vis-à-vis de la jeunesse . Il faut raison garder, mais c’est compliqué dans un univers où la tension sportive est très forte. Je ne rentrerai pas dans le débat de cette guérilla. J’ai beaucoup d’estime et de respect pour les deux présidents, qui ont des parcours et des profils différents. A trois semaines de la fin du championnat, la tension sportive est extrême. J’appelle au calme »

Les deux hommes s'entretiendront par téléphone avec la présidente de la LFP mais aussi avec la FFF pour apaiser les tensions.

A Suivre ...

 

Rédacteur : Enzo 

 

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